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ROUTE DU RHUM / Des enchaînements costauds

Un skipper et un bateau mis à rude épreuve

Après avoir traversé un premier front, Florian Gueguen et les autres marins en lice dans la 12e Route du Rhum – Destination Guadeloupe en ont essuyé un deuxième, hier en fin de journée. À la clé : des rafales supérieures à 40 nœuds sur une mer forte et complètement désordonnée, mais aussi et surtout des avaries majeures au sein de la flotte, à l’image, chez les Class40, des démâtages des bateaux d’Aurélien Ducroz et d’Amélie Grassi survenus dans la soirée. « C’était court mais assez brutal ! », a commenté, tôt ce matin, le skipper de Dopamine Sailing Team.

Malgré tout, ce dernier est parvenu à grappiller des places dans la bataille et pointe, ce dimanche, en 35e position dans sa catégorie. « Je suis un peu fatigué mais ça va. La mer reste croisée et très cassante. Ce n’est pas du tout kiffant et je ne peux pas envoyer toutes les voiles adéquates », a détaillé le Cancalais qui évolue désormais, comme les autres, au près débridé, dans un régime de traine d’ouest instable, avec entre 15 et 20 nœuds en moyenne.

« Pour le moment, je n’ai pas de grains, contrairement à d’autres, mais je suis occupé à faire les montagnes russes. Le mode « motocross », c’est pénible car pas reposant pour le bonhomme et extrêmement sollicitant pour le bateau », a souligné Florian qui est parvenu, malgré les conditions délicates, à préserver l’intégrité de son matériel jusqu’ici.

La suite ? Elle demeure très incertaine et le navigateur va, comme l’ensemble de ses adversaires, continuer de mettre autant de sud que possible dans sa route pour éviter les nombreuses petites dépressions qui continuent de se succéder aux abords de la route directe des Antilles.

« Au nord, c’est vraiment compliqué mais je crois que le piège, dans ce contexte, c’est d’être tenté d’aller trop à l’est, sous peine de ne plus avoir de vent en bas », a ajouté le solitaire qui évolue actuellement 250 milles au large du Cap Finisterre et va devoir patienter encore quatre jours au moins avant d’espérer toucher des prémices d’alizé.

« A quand les vents portants et le soleil ? », s’est interrogé Florian. Telle est bien la question !

© Esayride

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